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Ebola : la Tunisie se dit prête face à la souche Bundibugyo

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a participé ce mercredi 28 octobre 2026 à une réunion ministérielle virtuelle extraordinaire du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (Africa CDC), consacrée à l’épidémie d’Ebola due à la souche Bundibugyo. La Tunisie y a assuré que son système de santé était prêt en matière de surveillance et de gestion des urgences.

Point de contrôle sanitaire avec caméra thermique dans un aéroport, surveillance d'Ebola

Trois priorités pour contenir l’épidémie

Selon le ministère de la Santé, les échanges ont porté sur trois priorités :

  • la surveillance et l’alerte précoce, pour détecter les risques à temps ;
  • le contrôle et la prévention aux frontières, pour éviter la propagation de la maladie d’un pays à l’autre ;
  • la coordination entre pays, pour accélérer la riposte sanitaire.

La Tunisie a réaffirmé son engagement à coopérer avec ses partenaires africains. D’après le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), elle fait partie des pays qui ont mis en place des restrictions ou des contrôles sanitaires à l’entrée pour les voyageurs venant des pays à risque.

Où en est l’épidémie ?

L’épidémie a été déclarée le 15 mai 2026 en République démocratique du Congo (RDC). Selon les autorités congolaises et l’ECDC, elle comptait au 25 octobre 10 060 cas confirmés et 4 887 décès, dans huit provinces, principalement l’Ituri et le Nord-Kivu. C’est l’épidémie la plus rapide et la plus meurtrière de l’histoire du pays.

Le virus a franchi les frontières : le Kenya recensait neuf cas confirmés, dont deux décès, au 26 octobre, et un cas a été signalé au Nigeria le 20 octobre, avant l’évacuation de la patiente vers la Suisse. L’Ouganda, touché pendant l’été, a déclaré la fin de l’épidémie sur son sol.

La souche Bundibugyo inquiète particulièrement : contrairement à la souche Zaïre, plus fréquente, elle ne dispose d’aucun vaccin ni traitement homologué. Un premier essai clinique de vaccin a été lancé le 23 octobre en RDC.

Ce qu’il faut savoir

  • Ebola se transmet par contact direct avec le sang ou les fluides corporels d’une personne malade ou décédée, pas par l’air comme la grippe.
  • Les premiers symptômes associent une forte fièvre, une grande fatigue, des vomissements et parfois des saignements.
  • Toute personne qui présente ces symptômes dans les 21 jours suivant un séjour dans une zone touchée doit contacter les services de santé, en signalant son voyage, avant de se déplacer.

Aucun cas n’a été signalé en Tunisie à ce jour.

Sources : Réalités (28 octobre 2026), ministère de la Santé ; ECDC (27 octobre 2026) ; Al Jazeera (27 octobre 2026).

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